mercredi 19 avril 2017

De la tonte.... A proprement parler.

Ce sujet, je devais le traiter depuis un moment, mais en m'y attelant ce sont d'autres idées qui me sont venues en tête. Cette fois encore, j'aurais encore envie de digresser, et tout ça à cause de mon Chapin et de son texte sur ce qu'évoque pour lui cette idée de tondre sa soumise, de me tondre... Parce que ses idées sont claires, ordonnées, réfléchies, et que moi, je ne sais écrire que d'un coup, que d'une traite laisser couler le flot des pensées qui ne me donnent que l'impression de laisser filer, échapper, se répandre et que je me questionne alors sur le pourquoi de cette incapacité, de cette immédiateté.....
Rhaaaaaaaaaaaaaaaa, non, la tonte, je voulais parler de la tonteuuuuuh!!

J'ai précédemment évoqué d'autres marques d'appartenance telles le tatouage ou le piercing lorsque l'on souhaite leur donner ce sens au sein du bdsm, les plus "évidentes", les plus visibles bien qu'assez peu répandues car demandant une réelle implication au sein d'un couple et non pas de soumises SDF (SansDomFixe) ou de Masters qui connaissent par cœur l'argus de la viande en fonction de sa fraîcheur...

En revanche, il existe une pratique bien moins fréquemment rencontré dans les images "folkloriques" du BDSM alors que laissant une "marque" qui durera mais à la temporalité restreinte même si plus longue qu'une trace de fouet, la pratique de la tonte n'est guère représentée.
C'est un acte fort qui a pourtant des adeptes mais, comme le piercing génital, bien souvent rattaché à une notion d'esclavage. Cependant, des anneaux dans une culotte, ça ne pose pas trop de soucis au quotidien alors que tondre les cheveux d'une femme....

Il y a des images qui sont parlantes: une équipe de foot féminine, les joueuses ont presque toutes les cheveux longs comme si faire un sport "de mec" implique de montrer sa féminité, et quoi de mieux qu'une longue crinière? Voyez aussi la rareté des femmes à cheveux courts et des hommes à cheveux longs. Louise Brooks qui avait tout de même un petit carré  était une actrice à la coupe "garçonne" de l'époque, et pour une Twiggy ou Eve, combien de mannequins à cheveux longs?
Le cheveux long comme marqueur de la féminité.
Or si je suis une femme, je ne me sens pas "féminine", j'en ai les panoplies pourtant de ce que j'en imagine: jupes noires, bas, talons, chemisiers échancrés tout à fait portables au quotidien pourtant, mais dont je n'arrive pas à m'accoutrer préférant toujours le pratique, rapide et chaud plutôt que ce qui me renvoi à l'apprêté, le "pas moi" qui lorsque je m'aime bien me trouve une tête de Cartoon que j'apprécie plutôt que celle de la femme fatale à laquelle je ne peux m'empêcher de rattacher le terme de "féminine" et que je ne pense jamais pouvoir être.
Mais ne pas être féminine ne veut pas dire nier sa féminité, seulement voilà ma féminité n'est pas dans mes cheveux et leur longueur, depuis des années, je les porte résolument courts, très courts, de couleurs plus ou moins définies et reconnaissables avec une nette préférence pour le coloris cyclamen lumineux, le violet m'allant bien moins au teint.

J'ai donc les cheveux courts et pourtant je crève d'envie (avec une pointe d'appréhension tout de même quant aux mésinterprétations que cela pourrait induire vu ma consommation tabagique et/ou mon peu de poitrine) que mon Homme me rase, qu'il s'arme d'une tondeuse et la passe sur mon crâne, que je n'ai plus de cheveux, qu'une peau nue et vierge...
Enfin vierge, j'ai déjà été rasée une fois mais de mon fait, d'une façon quelque peu cathartique.
Cette "pratique" m'a toujours interpelé même si ses origines viennent sûrement d'ailleurs, je l'ai rapidement intégrée à ma vision du BDSM (sûrement aussi parce que la lecture de "La Liste" de Nurse Jones m'a marquée) et elle a précédemment été attendue, espérée, parce que le constat, déjà, de la violence que cela pourrait revêtir alors que bien moins dangereux pourtant que beaucoup de pratiques, mais si peu usuel...  et rejoignant ce côté provoc, iconoclaste et libertaire de ce que je veux que soit mon BDSM: un espace de liberté partagé avec mon partenaire de vie.
Lorsque pendant des années cela a été une envie qui est restée inassouvie, lorsque le partage n'a pas eu lieu et que l'histoire à laquelle elle a été liée s'est achevée avec les mains sales et la nausée, je ne pouvais qu'imaginer me réapproprier ceci.
Il a été question à un moment d'en faire une sorte de happening avec mon amie CyrielleS commençant par une mise aux enchères de ma tonte sur Fetlife ou des sites spécifiques, mise aux enchères sur le principe des cagnottes participatives offrant aux contributeurs d'une photo de la session à l'ensemble des cheveux, et ce afin de financer la réalisation d'un FlipBook car des photos seraient réalisées, à chaque passage de la tondeuse des dessins exécutés par CyrielleS apparaissant... Il me fallait une réappropriation.
Mais faute d'organisation et de témérité de ma part, le projet n'a jamais vu le jour. Cependant, il fallait que je le fasse, ce qui a été le cas avant de partir en vacances avec des amis du couple que je formais auparavant, et phénomène très drôle mon visage a enflé de haut en bas sur plusieurs jours au point de devoir appeler SOS Médecins alors que le pharmacien vu la veille m'avait simplement suggéré de la biafine, le médecin vu dans l'après-midi des corticoïdes, inefficaces. Et ce Doc de me dire que "non, ce n'est pas un coup de soleil. Avez vous vécu un évènement stressant il y a peu? Parce que ceci est un œdème angioneurotique"... J'aurais dû faire un casse dans une banque, la reconnaissance faciale n'aurait rien donné!!
Et puis...
Et puis au détour d'un merci pour un mot laissé à une photo, j'ai été séduite, je suis amoureuse de cet homme à la sensibilité particulière, aux fétichismes étranges et aux yeux magnifiques, changeants comme l'océan auprès duquel il a grandi...
Et cette envie d'être enfin tondue par l'Homme que j'aime.

Mais est-ce à Lui que je l'offre, ou à moi?
Lorsque je parle de BDSM "de prétexte" je ne pense pas détenir la vérité, mais je crois que bien souvent c'est le cas.
Je pense que la relation BDSM et son échange de pouvoir est une façon habile de réaliser ses envies, ses phantasmes, tout en s'en dédouanant puisque "volonté du Maître".

Depuis très longtemps, je trouve les femmes aux cheveux rasés superbes, de Ripley (tiens, elle se prénomme Ellen^^) à Annie Lennox en passant par Ève qui était une des égéries de Gaultier dans les années 90, sans oublier Charlyze Theron dans MadMax2... Si mon image de la féminité se rattache à la caricature de la secrétaire, ces femmes prennent pour moi un relief particulier de leurs cheveux rasés. Comme si plus que la beauté "canonique" c'était cette originalité, cette rareté qui m'interpelait, me parlait.
A défaut d'être belle, être rare?
Alors pour donner une tournure BDSM à cela, peut-être puis-je dire qu'ainsi je ne me contente pas d'un faire-valoir qui me tonde, mais de l'Homme que j'aime me permettant ainsi de devenir celle que j'ai envie, d'être, la femme que je pourrais trouver belle? Accéder grâce à mon ActicelandicPony à ma féminité?

Il y a la sensation aussi. La première douche prise avec les cheveux juste coupés très courts, sentir les gouttes d'eau s'écraser sur le crâne, la première averse et se surprendre à s'arrêter pour ressentir la pluie comme jamais on ne l'a ressentie, en entendre même le bruit, percevoir cette goutte sur la tempe et la sentir couler en fin filet... De nouvelles sensations que je pourrais appréhender grâce à Lui m'ayant tondu... Je ne sais pas si c'est bdsm, mais ça en a le principe...

Il y a aussi cette idée de "faire la nique" aux clichés, d'une part de façon générale concernant la notion de féminité, et d'autre part en BDSM un pied de nez à ceux qui se défendent d'être de VMDDCN (Vrai Maître Digne De Ce Nom, merci Maxence^^) mais présentent néanmoins leurs "esclaves" comme de bonnes femelles bien dressées et ne pouvant qu'accepter de se faire saillir par qui ils le désirent, s'auréolant de gloriole auprès des plus influençables ou d'aussi hypocrites mais dont on sait pour les avoir côtoyés que c'est la-dite esclave qui choisi ses boutes en train...

Les racines de cette envie de tonte sont profondes, renvoient à bien plus qu'un simple folklore bdsm. Mais le bdsm est un moyen de sublimer cela, d'en faire un élément d'une histoire commune, avec des symboliques qui ne sont peut-être pas identiques, mais se complètent, se rejoignent, se retrouvent...

A force d'échanges, à mesure de se raconter, se confronter, se triturer les méninges, c'est notre histoire commune que nous inventons et vivons, le bdsm comme point d'ancrage et fil d'Arianne...






dimanche 16 avril 2017

BDSM "de prétexte"

Je suis en train d'écrire un texte sur une pratique que je lie au BDSM et dans le fil de ma pensée, je m'aperçois que je n'ai pas parlé ici d'un élément qui me semble important, une "analyse" qui ne se veut pas la vérité mais qui me semble pourtant récurrente dans les faits: le BDSM n'est il pas pour beaucoup de soumis(es) une façon de se dédouaner de leurs envies "honteuses" en les faisant passer par le biais des demandes des Maîtres? (et l'on pourrait aussi développer le pendant par un texte concernant "les Doms ne le sont ils que pour cacher leur psychopathie?". Ceci est une semi-boutade, je précise^^). Alors je vous recopie ici un sujet que j'avais ouvert sur Fetlife à ce propos:

 by miaoum

Lorsque je vois asséner comme vérités, certains postulats tels que:

"la soumise doit être éduquée"
"la gifle doit être humiliante"
"seul le Maître décide du chemin à prendre"
"la soumise doit dépasser ses limites"
"l'abattage est un passage obligé"
...

Je me pose cette question qui demandera sûrement à être développée de par vos commentaires, mais dont la forme initiale serait "Pour certains, le BDSM n'est--il finalement pas qu'un prétexte dont on habille ses envies inavouables (pour le commun des mortels qui n'ont jamais imaginé une sexualité autre que missionnaire levrette après le match de foot du samedi soir)?"

Exemple, l'humiliation:

"il m'a mis ma laisse, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait manger dans une gamelle, c'est humiliant mais j'aime ça"
"il m'a fait mettre nue, c'est humiliant, mais j'aime ça"
Si l'on aime, en quoi est-ce humiliant?

L'humiliation de la laisse à mon cou n'existe t'elle pas finalement que dans les yeux de ceux qui la perçoivent comme telle, par projection somme toute?
Parce que moi je n'aime pas les "ma chérie" mais je préfère un "ma garce"...
Je ne suis pas humiliée puisque j'aime ça!

Et pour illustrer cela, pour faire un parallèle quant à cette notion d'humiliation qui pour moi n'est qu'un abus de langage même si wiki parle de "l'humiliation érotique"...:
Quelqu'un qui est dans sa voiture et qui se récure consciencieusement les narines, si vous le regardez, il n'a pas l'air honteux, il y a peut être même parfois une petite jubilation de réussir à décrocher celle qu'il sent lorsqu'il expire et dont il a l'impression qu'elle va se tomber à n'importe quel moment. Il y a tout à parier que s'il le fait, là maintenant, il n'est pas honteux. En revanche, imaginez que votre regard croise alors le sien. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que pour le coup il piquerai un fard et serai gêné, honteux. Humilié, oui. Parce que la petite satisfaction personnelle et un peu crado, elle n'est pas perçue par le spectateur accidentel, spectateur sur lequel le racleur de narine doit projeter ce qu'il a toujours entendu depuis tout petit "mets pas tes doigts dans ton nez c'est sale"... Ce n'est pas de se curer le groin qui est honteux, qui ne l'a pas fait un jour et en a peut être même été très satisfait? La honte, elle n'est pas dans le doigt dans le nez, elle est dans le regard de ceux qui vous voient en train de chasser vos crottes de nez et le fait que l'on répète depuis gamin que c'est dégueu...

Et si l'on digresse:

-"il m'a fait baiser par un autre, j'en ai toujours eu envie mais je n'aurais pas osé sans Lui"
-"il m'a fait avoir des relations saphiques, comme Il savait que ça me titillait, Il m'a fait passer à l'acte"
-"il m'a offert des vêtements de pétasse qu'Il me fait porter et ça me plait"
-"il m'a punie parce que j'avais fait une bêtise mais en 4 coups de ceinture, je prends mon pied direct"

N'est il pas plus simple de dire "j'aime ça et je le remercie de me le permettre" ou serait-ce un trop gros coup de pied dans le dogme bdsm que de s'avouer que c'est un jeu dont chaque couple définit les règles?

Le bdsm ne peut il donc pas s'affranchir des us et coutumes venant de règles édictées par d'autres, en d'autres temps, et ne serait-il pas plus simple de ne pas se chercher de prétextes et excuses, mais simplement vivre?

jeudi 13 avril 2017

Capillotractage...

Le don d'une fourrure n'est pas une œuvre caritative bien que par certains côtés, elle peut avoir des implications sociétales comme seule l'Histoire sait en produire... en défrichements de colonies par des trappeurs à moustaches et usant de pièges à mâchoires pour choper de la zibeline... en mode Inuit et des peaux de phoque pour lutter contre les effets du réchauffement climatique sur un bout de banquise qui continue de flotter de temps à autre... en matériau de luxe pour styliste inspiré et manufacturant colliers pour chiennes bien dressées et défoncées à longueur de journée à force de sniffer du galuchat (ça sent le poisson non !? Oui mais du chondrichtyen alors  !)...  Les crins, les duvets, les jarres et les autres peaux relèvent de la condition animale mais pas que du bout de la queue !!! Chez nous les grands Hommes, avec notre grand H en bandoulière pour tout genre,  comme tout Loup qui se balade dans son Alpha Jet (non sens, mais c'est juste que j'avais envie de l'écrire !!!)... les restes de nos fourrures primitives forment toisons intimes, poils à hérisser et cheveux à défriser... et revisitent alors les œuvres sacrées du créationnisme de notre père qui êtes aux cieux... je te salue Robert pleine de garces... Pourquoi t'es là-haut doit déjà ?... Ah oui ! Excès de luxure et nique au bon Dieu... Merci de m'avoir refilé tes gènes... je vais devoir passer par la case purgatoire maintenant... Pffff...

La symbolique religieuse a donc choisi de formater surtout des interdits dans l'incarnation des cheveux... Dans nos sociétés pourtant bien civilisées, les voir paraitre chez une femme relève invariablement de la féminité,  du charme, de l'érotisme, de la sexualité, de la tentation pour celle qui les porte longs et denses aux volontés perverses de pourfendre la pauvre petite victime mâle, faible et bandante... Rhhhhaaaa Lovely !!! Haro !!! Haro sur cette vile créature qui nous oblige à  bouffer des pommes pour tout régime, à défaut de vouloir nous desserrer la ceinture... Eve c'est quoi cette bosse sous ma feuille de vigne !? Salopes d'exhibitionnistes !!! Heureusement que le bon ordre moral et les croyances en un Bruce tout puissant vous ont tenues sages pendant quelques siècles... Cachez donc ces cheveux que je ne saurais voir... des poils longs à  monter en tresses, en chignons et autres nattes...  à ranger sous des voiles, des mantilles, des chapeaux, des foulards, des postiches... Il faudra attendre l'époque moderne pour laisser (difficilement, j'en conviens !) la gente féminine avoir le droit d'user de ses cheveux comme bon lui semble... les couper en mode garçonne, les teindre en mode platine, les déstructurer en mode punk... Le cheveu devient alors le marqueur d'une humeur sociale chez la femme mais également pour toute l'Humanité... Il quitte la sphère pudibonde des incantations divines pour celle de la revendication et de la libération des mœurs... "Ils ont les cheveux longs, vive les hippies.... Ils ont les cheveux courts, vive les skinnys (red, head, gay, bretons... ou toutes autres espèces exotiques existantes...)

La symbolique prend alors corps dans ce bout de tif, de  la racine à l'apex... des histoires avec un petit h donnent essence à nos vies... Ils forment mémoires et nous relie aux autres par leur forme, leur texture, leur couleur... impeccables ou ébouriffées, longues ou courtes,  en mondovision... les coiffures révèlent sans doute beaucoup de nos âmes, de nos pensées, de nos idées, de nos cultures... ou mieux encore... des personnages dont on veut jouer !... Ce sens résonne particulièrement chez moi dans la mesure où j'ancre depuis longtemps une forme d'ivresse pour la métamorphose à grands coups de perruques... Je forme fétiche pour des artistes du déguisement qui par leurs talents peuvent incarner qui elles veulent... C'est une fascination que chacun peut ressentir quand planté devant le miroir du salon, l'opérateur capillaire vous demande alors "Qu'est ce que l'on fait comme coupe aujourd'hui ? "... Qui n'a jamais osé dire... « On change tout car je veux être un(e) autre »… par cette simple opération de la saine coupe et du pouvoir qu’elle confère… "Sans le savoir, Mme Sheaffer m'appartenait déjà. Son corps, son odeur étaient à moi. J'avais gagné: plus tard, je serai le mari d'une coiffeuse."

Le rôle de la coupe est manifestement encore plus puissant que celui de la mise en forme des crinières. Elle représente la coupure des racines de l’être, de ses mémoires, de ses habitudes, de ses croyances, Plus la coupe est sévère, plus elle prend un sens de soumission, d’abandon voire de punition… que l'on rase la tête des esclaves, que l'on rase la tête des malades, que l'on rase la tête des prisonniers... elle exprime ainsi le pouvoir du tondeur...  Dalila le savez déjà lorsqu'elle a décidé de faire une permanente bien foireuse à Samson... Les bisons sont toujours futés quand ils ramènent aux tipis les scalps de leurs ennemis... Les prêtresses de Déméter portaient cheveux longs pour pouvoir honorer leur dieu et devaient en faire sacrifice si elles quittaient le culte... car avec la tonte, disparait la personne qui portait boucles, pointes fourchues ainsi que son office… A défaut de couper les langues, les purges capillaires obligent ceux qui les supportent à vider les âmes, à nettoyer les corps, à éliminer les intrus, à rendre les armes… Comme celles de la libération où l'exposition des crânes rasés avait pour seul but d’humilier, de mutiler la femme pour ses défauts de collaboration… Une vengeance, une revanche qui passaient par des fils de kératine et leurs appropriations violentes par d’autres en places publiques… En asexuant les victimes puisque c’est par là qu’elles avaient péché, une femme sans ses cheveux n’est donc plus bonne à baiser… Mais qui peut-elle être alors hors de sa déchéance?!

Miaoum a des cheveux… fins, châtains… qu’elle porte courts et largement déstructurés dans une coupe floue et volontairement anarchique… Nul doute pour moi qu’ils sont porteurs de ses messages d’âme en mode révolutionnaire et nique à la norme… « Je suis une fille et je n’ai pas de cheveux longs et soyeux des princesses…. Parce que je ne suis pas une princesse et ouais !!!.... Je ne suis pas Belle, je suis Rebelle et c’est moi qui ai bouffé la Bête! »… Parfois même, sous des coups de pressions émotionnels, ils peuvent changer de couleur et passer au jaune, au bleu, au rouge… Je crois que la teinte n’a pas beaucoup d’importance… par contre la symbolique est claire… ce sont des signes, des avertissements du changement fondamental et parfois brutal de sa ligne de vie… qu’il soit lié à des bonnes ou mauvaises nouvelles d’ailleurs… et qu’elle porte de façon très visible pour les yeux qui la scrutent… Pour ma part, je suis peu sensible à ses variations chromatiques,… je l’aime bien au naturel et je supporte sans trop de difficultés ses teintures de fin de stocks du discounter du coin…

J’ai des cheveux… ils sont brun foncé largement assaisonnés de poivre et de sel surtout sur les tempes…, très épais, d’une raideur chronique qui défie toute loi de la gravité terrestre… rien de particulier à déclarer en  plus car ils m’intéressent peu même si comme tout adolescent je me suis longtemps cherché capillairement parlant avant de vite abandonner un sens quelconque à leur apparence… Pour dire… je passais quatre fois par an chez un coiffeur pour ressortir doté d’une brosse de quartier-maître que je laissais pousser trois mois durant sans autres traitements que celui de la laver tous les jours… A la lumière de cette chronique, je me rends compte que ce sujet est un élément récurrent de nos discussions … surtout dans son influence pour que je change de coupe que je fasse des efforts pour améliorer mon look… mais pas que… Je me laisse faire comme tout gentil poney… pour lui faire plaisir et pour lui plaire… Pour dire… maintenant c’est un rendez-vous toutes les six semaines… sans parler des autres solutions d’éradication pilleuse qu’elle veut prodiguer à mon cuir…Mais ça va pas non !!!?

Nous avons donc des cheveux tous les deux… pas de quoi faire de la pub pour Jean-Louis David mais rien de dramatique non plus… des chevelures quoi !!… Et pourtant j’ai été interpellé pour intervenir sur une opération délicate d’une mise en plis à tignasse ouverte… « Qui moi !? Mais je ne suis pas un spécialiste ! Comment ça !? C’est un cadeau d’anniversaire ?! Mais de quoi tu me parles sans rien me dire et en me tendant cette tondeuse… C’est pour ma barbe !? Non ! Quoi !? Tu veux que je te tonde les cheveux !!! Ah !!!…" J’ai été surpris par cette demande venue d’un coin du lit... Elle m’a laissée muet quelques minutes… Mais comme tout bon Maître certain de sa Maîtritude et de son bon pouvoir… j’ai accepté son cadeau aux conditions que la tonte se ferrait à mon temps et après une discussion de fond sur le sens qu’elle pouvait prendre dans un cadre BDSM… Une réponse que j’ai formée de la façon suivante… "Une coupe de cheveux à la mode des expurgations des temps passés... J'ai accepté ce cadeau d’anniversaire, ton présent... et c'est sans doute THE symbole de cette remise à zéro, puisque ta boule va y passer... aux jours du printemps, les poils de la Chapine vont tomber... pour mieux renaitre... Ma, Mienne, Mon, Mes... de ton futur sans conditionnel... Des articles possessifs que je veux m’approprier en double monogamie pure et exclusive, en destins croisés de destroyers en armure, en pseudonymes d’avatars qui doivent devenir… miaoum est miaoum la Chapine..."

En attendant la suite de son écho... je produis des idées pour organiser la cérémonie du sacrifice... De ma perception du sujet, j'ai tendu quelques perspectives sans nécessairement en donner mon plein sens... mais je dispose d'une raison qui me laisse penser à des tas de symboliques ma Chapine... c'est violent, transgressif, visible...  mais éphémère et réversible...  La tonte  constituerait-elle un acte de libération pour mieux pouvoir se donner ?... Drôle de paradoxe non !?

mardi 7 mars 2017

De la tonte... Préambule.

L'imagerie BDSM la plus fréquente offre à voir des bleus, des lacérations, des cordes, des aiguilles... Beaucoup de pratiques qui marquent, entravent les corps.
Fugacement.
Il y a également des choses plus pérennes, comme les piercings (des tétons of course, récurrence presque symptomatique de l'entrée en appartenance, du sexe pour les soumises les plus téméraires ou aux Doms qui veulent upgrader leur rôle. Bien souvent d'ailleurs une "soumise" aura les tétons piercés, celles dont le sexe sera orné aura bien plus volontiers le doux sobriquet d'esclave, c'est vrai que c'est tellement moins mainstream le piercing génital qu'il faut au moins ça...
Il y a également le tatouage, bien souvent se voulant déclaration originale au point qu'il est dessiné par l'un des protagonistes pour être parfaitement unique et original (et digne de figurer sur la page ta tout raté ) mais pas trop connoté quand même hein, quoique il faudrait que je retrouve une pièce de toute beauté à base de parchemin orné d'un superbe "slave of Master XXXX" et sceau dessiné digne des oeuvres sur cahier de texte des meilleurs amis de CM1...
Et pour finir, le branding, attirant, mais nécessitant selon moi des fers de qualité et un intervenant extérieur sachant ce qu'il fait. Je pense également que d'ici peu il y aura les scar d'appartenance, mais heureusement pour le moment celles qui sont montrées sont rarement des actes de propriété, semblant plus dans la démarche d'appropriation / marquage personnel.

Donc, dans l'imagerie BDSM, on retrouve d'une part les traces de coups qui n'impliquent pas obligatoirement de lien entre les participants, et dans une moindre mesure les traces permanentes telles que piercing (semi permanent à dire vrai à moins de stretching), tatouages et branding.

Il peut être intéressant de voir qu'en plus de la notion BDSM de ces actes, certains y relient une quête personnelle n'allant parfois pas jusqu'au trans-humanisme mais interrogeant la notion de complétude du corps comme des actes à la base au sein d'un couple qui n'est plus sont appropriés et transformés en un rêve de bio-mécanique ou d'accessoires pour s'accepter; ou encore sublimer des traces de vie ou extérioriser son histoire comme il me semble dans la démarche de "l'Outil". Sans omettre les sensations trouvées dans la piqûre du dermographe, la montée d'adrénaline à l'attente du cathé qui va piercer et certains qui questionnent cela ne se targuent pas de BDSM, vivant pourtant des expériences extrêmes et faisant pour devise "mon corps mon patrimoine" celle du "concept-corps / art-store" Hybridarium.

J'imagine donc que la différence de perception vient d'une différence de perspective, que ce que l'on peut lier au BDSM serai avant tout une question  d'appartenance et de lien (donc de couple/groupe) , et que ce qui est en rapport avec le BodMod (par abus de langage) serai plus introspectif alors que les pratiques sont identiques.

Pour ma part, je ne conçois pas de tels actes "sous ordres".

Les piercings que j'ai répondaient à un phantasme mais je les ai fait miens car partagé, ils changeaient la physionomie de mon sexe et m'"ont permis de l'apprivoiser, puis de constater qu'ils n'étaient finalement qu'une "pose" dupliquée à de multiples reprises a achevé ce détachement du piercing à  l'histoire en créant la mienne comme "les mésaventures d'un piercing inamovible alors qu'on doit passer une IRM", ou ce plaisir esthétique d'avoir des œillets métalliques dans la chair.

Le projet de tatouage arrêté tient compte de l'imagerie phantasmagorique de mon Acticelandic Pony, mais avec un tatoueur que j'ai choisit et qui représentera ce qui je suis...


Mais voilà que du sujet de la tonte que je voulais aborder, je me retrouve à vous faire part des pérégrinations  de ma pensée à son évocation...

Alors la tonte, ce sera pour la prochaine fois. ;)




mercredi 1 février 2017

Dernier tango à Paris...

En partant du principe qu'à partir du moment où l'on peut imaginer quelque chose, ça existe déjà, ou comme édicté dans la règle 35 ""Si ça existe, il y a du porno à ce sujet", voilà un article pour lier déconsommation et bdsm... Soit, comment faire son beurre sans effort (et sans prostitution, du vrai, du qui glisse, du qui se tartine) et avec sexytude...
Prenez de la crème fraîche entière, mettez la dans un contenant hermétique et incassable.
Prenez votre panière de dessous qui nécessitent un lavage.
Mettez la crème de votre votre linge dans la machine, ainsi que la fraîche dans sa boîte. Procédez comme à l'habitude avec vos produits de lavage, et lancez un programme à maximum 40°, essorage 800T (maximum 1200)...
A la fin du cycle (bon moment pour faire sa lessive de culottes, ahem...), vous ne saurez plus que faire, entre étendre vos dessous collants et bas ou préparer de succulentes tartines au beurre maison, à moins que votre cher Master décide de faire de vous à ce moment une nylon doll en encasement qui doive faire la soubrette pour le service au lit d'un petit déjeuner qui ne demande qu'à déraper, ou plutôt glisser...
Et pour les plus maso, n'hésitez pas à adjoindre du sel, gros ou fin mais toujours gris, sans additifs, à votre crème fraîche...